Je m' baladais sur l'avenue le coeur ouvert à l'inconnu...

L'avenue des Champs-Elysées, un jour d'arrivée du tour de France, pour beaucoup de coureurs, c'est la fin d'un long calvaire sportif comme médiatique, car cette année comme les autres années, le tour de France n'a pas échappé à la règle du dopage et des affaires qui vont avec.

Je devrai demander à « Paris Match » qui me retouche cette photo pour enlever les plots au milieu,(a défaut d'enlever les bourrelets de Sarkozy) et je pourrai ainsi avoir une photo des champs Elysées sans aucune voiture, un exploit !

Pour la petite leçon d'histoire, pensez qu'en 1770, (un peu plus de 200 ans), cette grande avenue permettait de sortir des tuileries et de rejoindre Versailles par la forêt, et ce n'était alors qu'un champ de boue et de poussière.

Siège social de la Banque Palatine

Voici un bâtiment des moins pratique et des plus laids entre l'avenue de Wagram et la l'avenue Hoche, c'est dans ce bâtiment que je passe le plus précieux de mon temps, et de cette photo, on peut même distinguer mon bureau ! Plus pour très longtemps, car le bâtiment est voué à une destruction pour faire place à une architecture plus en adéquation avec le quartier chic du 8ième.

La salle Pleyel réhabilitée...grâce à un prêt du groupe Caisse d’épargne.

La salle Pleyel est une salle de concerts symphoniques située près de la place de l’Étoile, et inaugurée en 1927. La salle Pleyel trouve sa lointaine origine dans les deux salles de concerts précédemment construites par Camille Pleyel, le fils d’Ignace Pleyel, fondateur en 1807 de la célèbre fabrique de pianos Pleyel.

La cathédrale Alexandre-Nevsky

La cathédrale Alexandre-Nevsky (12 Rue Daru) construite dans un style Bysantino-Moscovite est surprenante avec ses cinq bulles dorées dans le ciel Parisien. Le temps d'un instant, je ne suis plus à Paris, avec ses Notre Dame et Sacré coeur qui fleurissent les cartes postales mais dans une ville russe. Cette église et la présence ancienne de la communauté russe, dans les rues adjacentes confèrent à ce lieu un charme discret qui contribue au plaisir des promenades parisiennes en dehors des sentiers battus. Pour les petites anecdotes, le 12 juillet 1918, Pablo Picasso y a épousé la danseuse russe Olga Khokhlova, seconde curiosité, l'église abrite 2 paroisses, ainsi chaque dimanche, il y a 2 messes dans l'église. L'une en français à Sainte Trinité (église basse ou la crypte), l'autre en slavon à St Alexandre Nevski (l'église haute) .

Le goût de l'eau, le goût du pain

Et celui du Perlimpinpin

Dans le square des Batignolles !

Voilà, je suis arrivé dans le square des Batignolles chanté par Barbara dans sa chanson Perlimpinpin. Jusqu'au Premier Empire seulement quelques fermes occupaient le quartier des Batignolles, et c'est en 1860 que Paris annexe la commune des Batignolles et devint ainsi une partie du dix-septième arrondissement.

La construction du paysage est très esthétique et marque admirablement le style du siècle dernier, quelques petits bassins, une rivière artificielle, des allées sinueuses et même un manège rétro qui ravit les enfants de moins de 4 ans, c'est le plus grand des squares de quartier voulus par Napoléon III, car c'est à partir de 1876, sous Napoléon 3, que Paris s'est doté de Parcs et jardins à l'image de ce que qui se faisait en angleterre.

Parc Clichy-Batignolles

Voici un exemple des nouveaux parcs à l'image du XXIième siècle, c'est à si méprendre mais cette photo n'est pas une prison mais bien un terrain de hand ou de football.

Ce parc a été initié sous la mandature de B.Delanoe sur les friches des Batignolles, et a été dessiné par un architecte-urbaniste se présentant comme urbaniste durable, c'est pourquoi, ce parc se décline autour de 3 thèmes : les saisons, le sport et l’eau.

Le sport, j'ai vu, l'eau je l'ai reçu sur la tête, et pour les saisons, peut être que c'était caché et que je n'ai rien vu.

Ce parc devait être un des atouts pour la candidature de Paris aux JO 2012,son emplacement était réservé pour le village Olympique.

Je comprends très bien l'utilité de mettre des grilles autour d'un terrain de sport intégré dans un parc familial, mais je trouve cela tellement superficiel, trop urbain à mon gout que je n'ai pas vraiment envie d'aller jouer dans de telles conditions, je préfère de loin les terrains de football que l'on trouve près de bagatelle dans le bois de Boulogne. Ce nouveau parc renforce mon opinion initiale qu'il n'est pas sympathique et qu'il ne donne pas envie de se relaxer. Globalement, j'ai bien aimé ce qu'a fait Delanoe, mais ce parc rejoindra toutefois les projets négatifs à sa charge tels que les couloirs de bus ou de la fameuse nuit Blanche contemporaine.

Les amoureux qui s'becotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

Pour continuer sur le thème de la chansonnette, je reprends G. Brassens et je repense à ces amoureux des bancs publiques, et je me pose la question, que serait il devenu ces amoureux sur les bancs de nos fameux architectes du XXI siècle?

Globalement, je ne suis pas contre le modernisme, mais là tout de même, je ne comprends pas, devons nous systématiquement renier ce qui marchait bien avant ? C'est sûr à vouloir faire un parc moderne, il faut trouver une harmonie à ce que tout soit moderne, mais là, je trouve que ces bancs sont d'une laideur et d'une utilisation peu pratique, on ne veut vraiment plus faire de beau...

Une éolienne à Paris...mort de rire

La seule éolienne de Paris, rien à dire, cela ne ressemble à rien, on a peut être voulu faire passer un message, mais là cela devient ironique, cette pauvre éolienne n'est là que pour le symbole, pas pour l'esthétique, ni le côté pratique, on reconnaît ici et là, les motivations des verts, au final, je trouve cela ridicule, et je pense même, que cela dénature le message censé faire passer.